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Françoise Persillon: Artiste Peintre

Voilà longtemps que je ne m'étais pas balladé au marché des arts contemporains. De sculptures en tableaux, voici qu'au milieu des stands, des bouteilles me sautent aux yeux....(lire la suite)

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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /2009 12:45

Cette dégustation est organisée par le Club des professionnels du vin qui anime des réunions dans toute la France au long de l’année (site Internet : www.clubproduvin.com).

L’événement a lieu dans un lieu exceptionnel de Paris, le Pavillon Dauphine, près du bois de Boulogne. Un endroit sublime pour une dégustation de ce type.
Au total, 50 tables différentes pour regrouper près de 80 producteurs, maisons et groupements. L’événement est donc important et le choix ne manque pas.

Les participants viennent des quatre coins de la France. On trouve également quelques vins étrangers. Ce rendez-vous paraît donc bien complet et promet de belles émotions.

Au menu des réjouissances, on peut trouver entre autres : Trimbach pour l’Alsace, Château de France en Pessac Léognan, Albert Bichot ou Olivier Leflaive en Bourgogne, les Champagne Mailly grand cru, la maison Chapoutier, Yannick Amirault en Loire…

En plus des vins, un grand et copieux buffet est organisé pour les invités présents à l’heure du déjeuner.

Vu l’étendue des producteurs présents, difficile de tout goûter. Difficile également et pas forcément utile de vous parler de tous les vins dégustés ce jour.

Voici donc une sélection de ceux qui m’ont le plus impressionné durant ces quelques heures passées au Pavillon Dauphine.

 

La Chablisienne (Bourgogne):

L’immense cave coopérative aux plus de 1000 hectares m’impressionne à chaque dégustation par la qualité de sa gamme. Avec une telle taille, difficile de faire une haute qualité constante, et pourtant… Tous les vins sauf ceux signalés ont été dégustés sur le millésime 2007.

Bien sûr, les entrées de gamme sont bien réalisées mais sans plus, et à partir de la cuvée vieilles vignes (40 ans en moyenne), on accède vraiment à de jolis vins.

Cette cuvée VV (les vénérables) est tendue et minérale, bien arrondie et soutenue par les 20% d’élevage en fûts.

En 1er cru, le côte de Léchet se distingue par sa minéralité et son crayeux venant du terroir, l’Homme mort, expressif et gras, avec ses touches de noisette, apparaît comme le plus abouti. Enfin, Mont de Milieu 2006 est fumé rond et gras mais un peu trop dominé par un boisé un peu trop présent (40%).

Pour les grands crus, dégustés sur 2006, Le Preuses (30% de fût) possède un nez de noisette, des arômes grillés mais minéraux et une grande richesse en bouche, le tout avec une acidité moins marquée. Un très beau vin.

Quant au Château Grenouilles, élevé et vinifié à 100% en fût, il se rapproche plus d’un vin de Côte d’Or. Il est riche, onctueux, avec une belle longueur, mais paraît encore bien jeune. Un bien joli vin à attendre.

Pour finir, le magnum de 1er cru Fourchaume 1999 nous montre la tenue des vins face au temps. C’est fin, grillé et minéral, ça terroite énormément. C’est un vin agréable, mais qui paraît un poil maigre derrière les grands crus.

Site Internet: La Chablisienne
Région: Chablisien

Olivier Leflaive frères (Bourgogne):

Cette maison réputée de Côte de Beaune est plutôt spécialiste du vin blanc. Olivier Leflaive, ancien directeur du domaine Leflaive, est là pour présenter ses vins. Tous sauf le Pommard sont des 2007.

Nous commençons par le Bourgogne les Sétilles, blanc. C’est un vin très expressif, fumé crémeux et enrobé. Un poil trop boisé pour un Bourgogne régional, il constitue cependant une belle entrée de gamme. Le Rully 1er cru est dans le même esprit, mais son terroir lui évite l’écueil du vin précédent. Il est plus fin, plus minéral et moins dominé par le bois.

On passe à un autre niveau avec le Puligny village. Il est très fumé et grillé, sur des arômes de noisette. Tout en étant puissant et crémeux, il sait rester fin et profond en bouche. Boisé déjà bien incorporé, à boire sur 5 à 7 ans.
 

Pour finir les blancs, voici le Chassagne 1er cru Abbaye de Morgeot. Il est plus en minéralité et en finesse que le Puligny, moins expressif. Il est élégant, avec une belle acidité et encore ces notes de noisette et de grillé. On sent qu’il lui faudra du temps pour se révéler. À boire sur 8/10 ans.

Le Bourgogne rouge cuvée Margot est un vin agréable, sur le fruité et la finesse avec un élevage fin qui le soutient bien.

Enfin, le Pommard 2005 montre ses premiers signes d’évolution. Il s’exprime sur les champignons, les fruits des bois et un côté un peu animal. Il est fruité et fin en bouche. Il faudra l’attendre un peu.

Site internet: Olivier Leflaive
Région: Bourgogne 

 

Maison Chapoutier (Vallée du Rhône) :

Pour ce salon, nous avons droit aux vins de l’activité de négoce. Certes, nous n’atteignons pas les sommets des vins de propriété, mais nous pouvons constater le talent de la maison. Certains vins sont issus de l’agriculture biodynamique.

En blanc, le Crozes Hermitage Petite Ruche 2007 est plutôt bien fait, très expressif au nez, vif et minéral en bouche. L’Hermitage Chante Alouette 2005 est d’une autre trempe. Il est riche, plein, sur des arômes de miel et de cire d’abeille. En bouche, il a un côté légèrement oxydatif, mais il reste rond, confit, et miellé. Un superbe vin.

Du côté des rouges, le Crozes Hermitage Les Meysonniers 2007 est beau au nez mais un peu dur en bouche. Le Châteauneuf du Pape La Bernardine est plein, riche, sur les fruits mûrs et le fumé, un beau vin.

L’Hermitage Monnier de la Sizeranne 2006 est lui très puissant, épicé et réglissé. La vivacité et la finesse en bouche me laissent penser qu’il sera à boire dans 5 ans et plus.

Le Côtes du Roussillon Bila Haut Occultum Lapidem est riche, épicé et boisé. Agréable, il constitue un beau rapport qualité/prix.

Pour finir, nous avons droit à une petite surprise imprévue : le Saint Joseph rouge Les Granits 2006, vin parcellaire de la propriété produit en biodynamie. On sent une grande finesse et une belle profondeur au nez en plus de la mûre. En bouche, toujours cette finesse, accompagnée d’arômes fumés, réglissés, de tabac et de champignons. Quelle élégance ! Un des meilleurs vins dégustés ce jour, qui sera parfait dans 5 ans.

Site internet: Maison Chapoutier
Région: Vallée du Rhône 

 

Blanville (Languedoc) :

Voilà une découverte et une belle surprise ! Je ne connaissais qu’un vin blanc d’entrée de gamme de ce domaine, découvert dernièrement chez un de mes cavistes. J’ai donc tenu à découvrir la gamme de cette propriété, quelle bonne idée.

On travaille ici de manière particulière sur beaucoup de micros cuvées : les clos. Les cuvées se distinguent par de nombreux points : barrique, terroir, cépages. Le travail est très précis et le résultat vraiment intéressant.

Et pourtant, tout n’avait pas commencé pour le mieux. Les vins d’entrée de gamme, particulièrement en rouge, sont plutôt moyens. À leur décharge, il faut signaler de tout petits prix.

C’est en passant au 2ème niveau de vins qu’on s’enthousiasme. Ce sont les blends : un assemblage de cépages et de terroirs autour d’un cépage dominant. On trouve ici la grande cuvée (syrah), l’enchanteur (grenache), le Peyrals (syrah jeune) et le Haut Blanville blanc (sauvignon VDP). Ce sont de beaux vins travaillés sur des rendements de 20 à 30 Hl/ha. Ils sont bien concentrés et très expressifs, le tout à des prix encore très doux (environ 15€).

Enfin, on s’envole avec les clos, les stars du domaine. Les noms sont évocateurs : clos des poètes, clos de la plénitude (grenache), clos des passions et clos des légendes (syrah). Il s’agit de sélections parcellaires autour d’un cépage dominant.

On monte encore plus haut dans la concentration, le velouté et l’expression des terroirs. Il faut dire que les rendements sont ridicules, entre 15 et 20 Hl/ha.

Mention particulière au clos des légendes, un vin superbe, croquant et charnu.

Sur cette dernière catégorie, les prix montent un peu, mais c’est totalement justifié.

Un domaine à découvrir pour se faire une autre image du Languedoc.

Site internet: Blanville
Région: Languedoc-Roussillon 

 

Château Henri Bonnaud (Palette) :

Voici mon dernier coup de cœur sur les vins dégustés ce jour. Palette est une minuscule appellation provençale de 45 hectares partagée en seulement 3 domaines. Jusqu’à ce jour, je ne connaissais que le formidable Château Simone. Difficile de faire aussi bien, mais les vins d’Henri Bonnaud m’ont réellement enthousiasmé.

Nous n’avons goûté que les AOC Palette, produites sur tout de même 14 hectares. Donc seulement 3 vins.

Le rosé 2007 est sûrement le plus simple des trois. Il est fin, délicat, sur de beaux arômes de fruits croquants et de fleurs. Simple mais très agréable, il surpasse une grande majorité des rosés que j’ai goûté jusqu’ici.

Le blanc 2008 est délicieux, profond, minéral et très enrobé. On est envoûté par les fleurs et ces touches de miel. Encore jeune, il développera ses arômes avec deux ou trois ans de bouteille, voir plus.

Le rouge 2007, enfin, est mon coup de cœur sur ce domaine. Il présente un beau fruité avec le cassis qui ressort. Ce vin est plein de longueur et d’une fraîcheur mentholée. C’est un charmeur qui se distingue par son côté déjà rond. Un très beau vin qui gagnera à attendre 5 ans.

Site internet
: Château Henri Bonneau
Région: Provence 

 

Il s’agissait donc d’une bien belle dégustation, très bien organisée dans un superbe cadre. Malheureusement le temps nous a manqué pour déguster plus de vins. Je regrette de ne pas avoir pu goûter les rosés du château d’Esclans. Ce n’est que partie remise…

Par Arthur & Laurent - Partager     - Publié dans : Escapades - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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